Et la Palme d'Or du 64e Festival de Cannes est attribuée à, roulement de tambour..."The Tree of life" de Terrence Mallick :
Avec : Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain.
Durée : 148 minutes
Date de sortie en Belgique : 25 mai 2011
The Tree of life
Synopsis:
Dans les années 50, Jack grandit entre un père autoritaire, obsédé par la réussite de ses enfants et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l’oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, et à affronter les colères de son père, obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu’au jour où un tragique événement vient perturber cet équilibre fragile.
Avec : Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain.
Durée : 148 minutes
Date de sortie en Belgique : 25 mai 2011
The Tree of life
Synopsis:
Dans les années 50, Jack grandit entre un père autoritaire, obsédé par la réussite de ses enfants et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l’oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, et à affronter les colères de son père, obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu’au jour où un tragique événement vient perturber cet équilibre fragile.
| Bill Pohlad, le producteur du fil reçoit le prix pour Terrence Mallick, grand absent de la soirée. |
| La critique | |||||||||||
"Épopée cosmique", "Symphonie musicale en plusieurs mouvements" , "Immensité de l'univers des origines de la vie à travers méandres tortueusement humains de la vie d'une famille simple"...Voilà le type d'expressions imagées et dithyrambiques qui parsèment les critiques presse. Ce film est il est vrai "cosmique", je ne m'attendais pas à ce que cette expression soit prise dans son sens littéral : les images du cosmos, big bang, dinosaures et autres grands évènements annonciateurs de la naissance de notre monde font en fait partie intégrale du film. Ce fut je le crois, une réelle surprise pour moi et pour les autres spectateurs de la salle, qui ne s'attendant pas à voir des images dignes de la "National Geographic Channel", se sont dirigés vers la sortie en grand nombre, avant même la fin de la première heure. Ces images étaient pourtant très belles, empreintes de mysticisme et de spiritualité, mais elles étaient en général trop longues, et trop nombreuses, ce qui a pu en dérouter plus d'un. Passé la première existentielle du film, on se plonge dans le quotidien d'une famille moyenne des années 1950. Le père est bourru, la mère est douce, et on suit ce jeune garçon, comme tant d'autres, qui apprend la vie. Fondamentalement, il ne se passe rien. Intrinsèquement, on suit le tracé de ce jeune garçon, devenu homme et de sa route vers sa rédemption, Sean Penn ( en fait très peu présent dans le film), incarne de manière désincarnée cet homme perdu, qui recherche un sens à sa vie à travers les souvenirs de son enfance. Jessica Chastain est il est vrai, pleine de grâce et aérienne, elle incarne une mère aimante et effacée devant son mari. Ce rôle, lui sied à merveille. Brad Pitt est lui très juste dans le rôle du père qui élève ses gamins à la dure, mais qui au fond est un grand sensible, plein de regret. La profondeur des personnages est parfois mise contradiction avec des scènes et des plans trop long du paysage. Je suis pour ma part ressorti de là avec un sentiment mitigé. En gros joli, c'est vrai, mais il manque quelque chose pour réellement transcender. Peut-être une demi-heure en moins? Tema: les réalisateurs rares Ils sont talentueux, mais se font aussi rare à l'écran que la comète de Halley, petit coup d'œil de quelques grands cinéastes qui privilégient la qualité à la quantité: Né dans l’Illinois, Terrence Malick a grandi au Texas et dans l’Oklahoma. Diplômé de Harvard en 1966, il a aussi suivi un cycle d’études à Oxford grâce à une bourse. Il travaille ensuite pour les magazines Life et The New Yorker, et enseigne au MIT avant d’intégrer l’American Film Institute. Il a réalisé "La Balade Sauvage, Les Moissons du Ciel, La Ligne Rouge, Le Nouveau Monde et The Tree of life". Il vient de remporter la Palme d'Or au festival de Cannes 2011et vient d’achever le tournage d’un film encore sans titre, provisoirement intitulé Untitled Love Story 1. James Gray: un film tout les 5 ans Lauréat du Lion d'argent à Venise et du Prix de la critique à Deauville, son premier long-métrage, "Little Odessa" (1995).James Gray a pourtant dû prendre son mal en patience pour gagner la confiance des producteurs. Son second film, "The Yards" ne sortit ainsi qu'en 2000, puis "La Nuit nous appartient" sept ans plus tard et "Two Lovers"2 dans la foulée l'année d'après. Avec seulement quatre films en 13 ans, le cinéaste américain réussit pourtant à s'imposer parmi les plus grands réalisateurs et se retrouva même membre du jury lors du festival de Cannes 2009. Je trouve que James Gray est un réalisateur très talentueux: ses films qui ont pour toîle de fonds les milieux de la maffia ou des immigrés de New-York, sont toujours teinté d'une ambiance particulière, sombre et éclectique. Des classiques à voir pour les fans de la Grosse Pomme. Sofia Coppola : un film tout les 4 ans Ici accompagnée de Kirsten Dunst l'héroïne de "Marie-Antoinette" (2005). Sofia se fait la main sur un court-métrage, "Lick the Star". S'ensuivront quatre films en 11 ans autour du même sujet : la quête d'identité et la vacuité de la vie. "Virgin Suicides" (2000), présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, "Lost in Translation" (2004) et "Marie-Antoinette" (2006) furent tous les trois salués par la critique, avant que "Somewhere" (2011), pourtant lauréat du Lion d'or à Venise, lui vaille ses premiers commentaires négatifs.Pour ma part, cette cinéaste est je trouve une des plus talentueuse de sa génération : rendre Bill Murray attirant, où Marie-Antoinette sympathique relève de l'exploit. Stanley Kubrick: le génie rare. Le premier long-métrage de Stanley Kubrick, Fear and Desire, sort en 1953. Deux autres films suivent rapidement avant la sortie "des Sentiers de la gloire" en 1957, son premier grand succès. Après "Spartacus" (1961), le cinéaste s'éloigne d'Hollywood pour s'installer en Angleterre d'où il sort "Lolita", puis "Docteur Folamour". Deux films risqués, mais encensés qui lui permettent ensuite de prendre tout son temps pour réaliser des oeuvres aujourd'hui devenues cultes : "2001, L'Odyssée de l'espace" (1968), "Orange Mécanique" (1971), "Barry Lyndon" (1975), "Shining" (1980), "Full Metal Jacket" (1987) et enfin "Eyes Wide Shut" (1998). En 46 ans de carrière, il n'aura ainsi tourné que treize films, mais quels films ! 1. Biographie dans http://lebuzz.info/2011/05/58459/festival-de-cannes-the-tree-of-life-palme-dor-2011/ 2. Source : Le soir/Mad journal. |

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